Le palais du Potala 布达拉宫

A 3 700 mètres d’altitude, c’est le plus grand et le plus intact des châteaux antiques. Centre religieux pour tous les tibétains, ce palais renferme des trésors incomparables. Tout n’est qu’or, argent et pierres précieuses au sein de cet espace de 360 000 mètre carré !

Avec ses murs massifs incurvés qui paraissent prolonger la colline de Marpo Ri (« la colline rouge ») sur laquelle il est bâti, l’actuel palais du Potala est l’un des monuments les plus remarquables au monde. La tradition veut que la première forteresse fût édifiée là par le roi Songtsen Gampo en 637.

Ce souverain, auquel on attribue la première introduction du bouddhisme au Tibet, avait épousé deux princesses bouddhistes, l’une chinoise, l’autre népalaise. Chacune apporta en dot une statue représentant le jeune prince Siddharta, avant qu’il devînt Bouddha.

Mais, après la chute du royaume et de nombreuses guerres, il fut presque entièrement détruit et il ne reste plus qu’aujourd’hui qu’une grotte et un édifice du bâtiment originel.

Le palais du Potala devint le palais d’hiver des dalaï-lamas après la construction au XVIIIe siècle par le 7e dalaï-lama. Kelzang Gyatso du Norbulingka fit du palais d’été un chef d’œuvre architectural.

Kelzang Gyatso constitua alors le « Kashag » ou conseil des ministres pour administrer le gouvernement tibétain dont les bureaux étaient dans le palais du Potala. Il fonda en outre l’école de Tse située au sommet du palais, pour former les cadres du gouvernement du Tibet. Les diplômés de cette école qui désiraient travailler dans la fonction publique devaient subir un enseignement plus poussé dans une école religieuse. Les fonctionnaires laïcs étaient principalement formés à l’école de Tse.

Le complexe fut ensuite agrandi par le treizième dalaï-lama au début du XXe siècle.

Le Potala comprend deux palais. Le palais Rouge, à la fonction exclusivement religieuse, abrite, outre les stupas des dalaï-lamas, de nombreux sanctuaires. Il est entouré par le palais Blanc où se trouvaient les quartiers résidentiels et jusqu’en 1959, le gouvernement et l’administration centrale du Tibet.

L’ensemble compte jusqu’à treize étages et plus de mille pièces. L’intérieur en est somptueusement décoré. Les murs sont peints de motifs combinant du rouge carmin, du bleu intense et du jaune d’or, de fresques mettant en scène des récits tirés des Écritures bouddhiques et de représentations de Bouddha. Dans les différentes pièces, aux sols couverts de tapis, sont également accrochés des thangkas, peintures sacrées sur rouleau de toile, et de riches brocarts. Chapelles, niches et vitrines sont remplies de statues précieuses. Les nombreux autels sont recouverts de soies colorées et ornés de joyaux.

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