UNE DIVERSITE ETHNIQUE IMPORTANTE   

25 minorités ethniques vivent dans le Yunnan (26 ethnies avec les Han).
Les Yi sont les plus importants (4 millions). Viennent ensuite les Bai (1,5), Hani (1,4), Zhuang (1), Dai (1), Miao (1), Hui (500 000), Lisu (500 000), Lahu (400 000), Wa (300 000), Naxi (280 000), Yao (180 000), Tibétains (100 000), Bulang (80 000), Buyi (35 000), et d’autres beaucoup moins nombreux (Dulong (7 000), Achang (27 000), Moso (30 000), Shui (7 000), De’ang (17 000), Nu (25 000), Mongols (13 000). Les Han sont aussi bien représentés bien que minoritaires et bien éloignés par leurs traditions de leurs frères du nord.

Tous ces peuples sont très différents et sont partie intégrante de la richesse culturelle de la Chine. Le pouvoir chinois tend à vouloir préserver autant que possible leurs spécificités et ce même sous la période Mao. Ces minorités bénéficient d’avantages sociaux, politiques et culturels (préfectures autonomes, quotas d’entrée à l’université, limitation des naissances relevée à 2 enfants (3 pour les Pumi), sponsorisation des fêtes traditionnelles…

La plupart de ces autochtones parlent leur propre langue, ont leur propre costume qu’ils portent tous les jours, leur propre religion, mythes, fêtes, etc. Certains vivent dans des endroits très précis (Dulong, De’ang) loin dans les montagnes et vivent encore d’une manière très traditionnelle, d’autres sont disséminés dans tout le Yunnan.

Carte des minorités présentes au Yunnan 

Carte des minorités présentes au Yunnan 1

Le peuple Bai

les Bais sontOccupant la région depuis au moins 3000 à 4000 ans les Bais sont le deuxième plus grand groupe minoritaire dans le Yunnan et l’un des plus anciens. Le recensement de 2000 a identifié un peu plus de 1.800.000 individus Bai dont 80% vivent à Dali préfecture autonome Bai dans la province du Yunnan. Dans le Guizhou, les Bai sont également présents à Bijie et dans le Sichuan ils vivent aux alentours de Xichang.

Tout au long de leur histoire, les Bais ont dominé en contrôlant les terres agricoles les plus riches, l’administration de la région voire le pouvoir pur et simple grâce à un certain nombre de familles éminentes. Dispersés à travers la vallée de Shaxi, seize villages Bai sont disséminés dont la population varie de quelques centaines à quelques milliers d’habitants pour le village principal de Sideng.

Shaxi conserve les vestiges d’une société matriarcale mais au XXIe siècle cela se réduit aux enfants qui prennent le nom de famille de leur mère. Le Bai-le « blanc » fait référence à la couleur qu’ils considèrent comme noble et orne majoritairement leur costume traditionnel. Une fille célibataire peigne toujours ses cheveux en queue de cochon, attaché avec une ficelle rouge à son extrémité, puis enroulée autour de la tête. En général, les filles aiment s’habiller comme de belles fleurs de camélia pour les occasions spéciales et sont appelés non pas « miss » ou « jeune fille », mais « jin hua » ou « fleur d’or ».

« jin hua »

Le peuple tibétain

Le peuple tibétainLa population tibétaine totale est d’environ 8,5 millions d’âmes dont 6,3 millions vivent en République populaire de Chine où les Tibétains constituent l’un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus. Hors de Chine, on dénombre environ 2 millions de Tibétains dans des communautés natives tibétaines en Inde, au Népal, au Bhoutan et au Pakistan, ainsi qu’une population d’environ 150 000 à 200 000 réfugiés vivant en Europe et en Amérique du Nord.

Les Tibétains parlent l’une des différentes variétés du langage tibétain, dont la forme orale est souvent mutuellement inintelligible.

La plupart des Tibétains pratiquent le bouddhisme tibétain, alors qu’une minorité adhère à la religion indigène Bön et qu’il existe également de petites communautés musulmane et chrétienne.

La culture tibétaine, notamment l’architecture et l’art, est influencée par le bouddhisme. Les conditions climatiques et géographiques particulièrement rudes ont engendré une adaptation sociétale que l’on retrouve dans les méthodes pastorales et agricoles, dans la médecine traditionnelle et dans la cuisine tibétaine.

Les Naxi

Les Naxi vivent dans le Sud-Ouest de la Chine, principalement dans le Yunnan sur les marges du Tibet et du Sichuan autour de la ville de Lijiang. Ils sont actuellement environ 300 000 et la langue Naxi fait partie de la famille des langues sino-tibétaine. 

L’écriture Dongba

Les Naxi ont développé deux types d’écriture :L’écriture Dongba

– Une écriture pictographique, appelée dongba, du nom de la religion spécifique de cette ethnie ;
–Une écriture syllabique, phonographique, appelée geba, utilisée essentiellement comme auxiliaire de l’écriture dongba.

Plus de 20 000 manuscrits écrits avec les pictogrammes dongba ont été recensés. Les plus anciens datent du XVIIIe siècle. Ils sont archivés à l’Institut de la culture Dongba à Lijiang (Yunnan) ainsi que dans des bibliothèques scientifiques d’Europe occidentale et plus encore aux Etats-Unis. Avant le travail gigantesque de recensement de la culture des différentes ethnies de la Chine mené après 1949, un botaniste américain, Joseph Rock (1884-1962), et un explorateur, Quentin Roosevelt (1919-1948), avaient contribué à découvrir, faire connaître et archiver la culture Dongba. On doit au premier la traduction de nombreux manuscrits Dongba et un monumental dictionnaire encyclopédique naxi-anglais.

les pictogrammes dongba

Plus de 20 000 manuscrits écrits avec les pictogrammes dongba ont été recensés. Les plus anciens datent du XVIIIe siècle. Ils sont archivés à l’Institut de la culture Dongba à Lijiang (Yunnan) ainsi que dans des bibliothèques scientifiques d’Europe occidentale et plus encore aux Etats-Unis. Avant le travail gigantesque de recensement de la culture des différentes ethnies de la Chine mené après 1949, un botaniste américain, Joseph Rock (1884-1962), et un explorateur, Quentin Roosevelt (1919-1948), avaient contribué à découvrir, faire connaître et archiver la culture Dongba. On doit au premier la traduction de nombreux manuscrits Dongba et un monumental dictionnaire encyclopédique naxi-anglais.

La Religion Naxi

La Religion Naxi

La religion dans cette région est assez complexe. Comme on pourrait attendre d’une culture qui est très imbriquée dans d’autres, il n’y a pas une seule foi ni croyance qui en exclut d’autres. Il n’est pas surprenant que l’animisme soit à la base de beaucoup de croyances, il y a des formes de bouddhisme, de taoïsme et plus récemment de christianisme. La plupart des gens ont une connexion avec ce qu’on appelle la religion Dongba nommée ainsi d’après l’appellation des prêtres Dongba.

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